La représentation de la réalité inmediate: La ville et le progress technologique

Les impressionnistes consacrent certaines de leurs meilleures toiles à le sujet de la vie moderne, la ville, le progrès sociale et le progrès technologique. La plupart parviennent à saisir à la fois l’agitation trépidante de la rue et sa lumière propre en d’audacieux raccourcis. C’est encore Monet qui explore le mieux cette modernité des paysages urbains en choisissant de peindre la Gare Saint-Lazare (1877, musée d’Orsay, Paris), thème qui lui inspire sept toiles, qui inaugurent ses célèbres séries futures (les Cathédrales, les Meules, les Nymphéas).

La gare Saint-Lazare, Monet
La gare Saint-Lazare, Monet

La Gare Saint-Lazare est une série de toiles représentant la gare parisienne de Saint-Lazare. Claude Monet a présenté à la troisième exposition impressionniste en avril 1877 sept versions de La Gare Saint-Lazare. Il a choisi le thème du progrès technique alors très en vogue. Émile Zola s’inspirera de l’atmosphère que dégage cette série des tableaux pour écrire La Bête humaineroman noir qui évoque le monde du chemin de fer et se déroule tout au long de la ligne Paris-Saint-Lazare – Le Havre. Pour Zola, la locomotive est une nouvelle métaphore de la machine, du progrès, qui broie les hommes, alors que pour Monet la gare Saint-Lazare et ses environs transformés par les travaux de rénovation du baron Haussmann, representent des endroits intéressant à cause des couleurs et les jeux des lumières provoqués par la fumé des trains, le verre et l’acier. La Gare Saint-Lazarne représentera chez les peintres impressionnistes l’incarnation de la modernité et de la liberté retrouvée. 

À cette époque, le cinema, qui commence à peine à faire ses premiers pas, s’interesse aussi à capturer les progresses de la technologie, comme nous pouvons voir dans cette video des frères Lumière, Arrivée d’un Train à la Ciotat:

Monet réalise donc 12 tableaux de la gare Saint-Lazare dans des conditions atmosphériques variées et avec des points de vue divers. Il essaie donc de peindre ses émotions d’un espace avec plusieurs toiles comme s’il était impossible de rendre toutes ses impressions en un seul tableau et que de plus elles peuvent changer selon l’heure ou le temps de la journée : « je me dis qu’il ne serait pas banal d’étudier à différentes heures du jour le même motif et de noter les effets de lumière qui modifiaient d’une façon si sensible, d’heure en heure, l’apparence et les colorations de l’édifice. » (deL’impressionnisme et son époque).

Extrait de La Bête Humaine, film français réalisé par Jean Renoir, adapté du roman d’Émile Zola, sorti en 1938.

Aux fumées des villes, Renoir préfère la figure humaine, à laquelle il applique les principes de l’impressionnisme. En 1876, il réalise trois œuvres remarquables, toutes trois conservées au musée d’Orsay : le Bal au moulin de la Galette, scène populaire et campagnarde, la Balançoire et Étude; torse, effet de soleil (musée d’Orsay, Paris), que les critiques n’hésitent pas à qualifier d’«amas de chair en décomposition».

Bal du Moulin de la Galette, Renoir

Bal du Moulin de la Galette, Renoir

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gare_Saint-Lazare

http://www.artic.edu/aic/collections/artwork/16571

http://www.musee-orsay.fr/

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